Chapitre 5

Chapitre 5

#carviwriter

#Lautre_coté_de_lamour

 

Il s’appelait Farba, il avait 20 ans, jeune et pauvre. Il passait ses journées assis sur un quai à débarquer des sacs de marchandises. Une vie dure. Mais comme on dit, quand on ne connait rien d’autre que ce qu’on vit, ça fait moins mal…jusqu’à ce qu’on sache que le paradis existe quelque part et que la vie ne se limite pas à l’enfer.

Farba Diallo s’est marié avec la mère de Jenny à, à peine 19 ans. Elle s’appelait Diouldé. Ne croyez pas que c’est parce qu’il était pressé de le faire que c’est arrivé. C’était un mariage arrangé. Farba est issue d’une famille très ancrée dans les traditions et coutumes. Son père lui avait choisi une épouse venant d’une famille qu’il ne connaissait pas mais il l’a accepté. C’était courant à l’époque et à cet âge-là, les hommes commencent à fonder leur famille avec l’aval et la supervision de toute la tribu.

Une fois marié, il espérait que c’est le père de la famille même, son père qui s’occuperait des charges mais peu de temps après la naissance de son fils, le père décéda. Dans les sociétés patriarcales comme celle-là, c’est le père qui dirige tout, des dépenses à l’éducation des petits-fils. Quand ses enfants gagnent de l’argent, ils remettent tout au patriarche et lui il régente tout. Quand le père passa l’arme à gauche, la famille fut comme dispersée. Les frères de Farba se sont mis à partager l’héritage entre eux, laissant une petite partie à Farba et ceci, sous le regard spectateur de leur mère. Puisqu’il était le dernier né, il n’a pas eu droit à la parole. Il était injustement laissé à l’écart.

Avec sa femme et son petit garçon, ils furent obligés de se contenter de peu. Puis une nuit sa femme, lui dit : « Farba, nos ressources commencent à s’épuiser, n’est-il pas judicieux qu’on aille chercher du travail pour nourrir notre famille, surtout que maintenant j’attends un autre enfant. Tu sais que tes frères ne nous supportent pas, un de ces quatre, on risque de quitter la maison, je ne crois même pas que nous en ayons pour plus de deux mois. S’il le faut, je commencerais à vendre des cacahuètes et autres fruits. On ne peut vraiment pas continuer à vivre entassé comme ça dans une chambre avec nos petits. ». Peu de temps après, Farba était au port en train de débarquer des sacs de marchandises. Non loin de là, sa femme revendait ses fruits qu’elle avait pu acheter grâce à la somme qu’il leur restait.

Un soir après une longue journée de travail acharné, Farba s’assit sur un banc du port à regarder le quai, le regard hagard, fatigué et pensif. C’était bien, l’indépendance, gagner sa vie sans avoir besoin de compter sur ses frères injustes. Mais la vie allait bien au-delà de tout ça. Certains passaient la journée à travailler ainsi sans se soucier de ce que la vie a à leur offrir de mieux. Mais pour Farba c’était différent, il avait une vision et une histoire derrière lui. Relégué au second plan par sa famille, père d’un petit garçon et futur père d’un autre enfant, il devait aller plus loin que ça.

Diouldé venait de s’assoir à côté de lui, il ne l’a même pas vue. Il était profondément enterré dans ses réflexions.

  • Farba, qu’est ce qui se passe ?
  • Ah Diouldé, tu es là ?
  • Oui, à quoi tu penses
  • Diouldé, je ne sais pas mais il nous faudra bien plus que de la volonté pour nous en sortir
  • Pourquoi tu dis ça tout d’un coup ?
  • Ça fait cinq mois qu’on travaille au port sans arrêt et on a juste de quoi pendre le petit déjeuner et le dîner, qu’est-ce qu’on va dire à nos enfants quand ils seront plus âgés ? comment va-t-on justifier le fait qu’ils ne puissent pas prendre les trois repas quotidiens ? que mon père était riche mais que mes frères m’ont pris mes droits ? Comment leur expliquer qu’ils n’iront pas à l’école comme leur camarade ?
  • Ecoute Farba, ça va aller, on va s’en sortir tu verras

Il pouffait en hochant la tête, il n’entendait plus rien des paroles de sa femme qui essayait de la rassurer. Cette dernière n’en est pas restée là. Elle est allée faire ce que la plupart des femmes font quand elles ont un problème : voir une voyante. Elle en avait parlé à une de ses amies et elle la lui a recommandée. « Elle est très précise dans ses dires, il faut que tu ailles te faire consulter. Elle ne demande que la modique somme de deux cent francs» lui avait-elle dit pour la rassurer.

  • Nous sommes dans cette situation depuis bientôt un an, nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous en sortir et le pire c’est que la famille reste spectateur et nous laisse à notre sort malgré tout ce qu’ils nous ont pris, raconta-t-elle à la femme

Après avoir observé un long moment de silence, la voyante prit un bol rempli d’eau et lui dit de dire à voix basse ce qu’elle souhaite voir dans le récipient. Elle s’exécuta et le remis à la voyante.

Cette dernière a bien observé l’eau puis portant la main au menton, elle fit des révélations.

 

 

Voilà, fin du chapitre 5 !

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