Chapitre 2

Chapitre 2

#carviwriter

#Lautre_coté_de_lamour

Coucou les carvi followers, comme promis, « L’autre côté de l’amour » est lancé. Voici le second chapitre de l’oeuvre, j’en posterai un tous les jours jusqu’au Jeudi. A vous d’apprécier et partager au max!

CHAPITRE 2

Je voulais me convaincre et rester forte.

J’étais indifférente jusqu’à ce qu’il me dise :

– Diattou devrait venir dans deux semaines

– Ok, c’est bien

C’était le genre de réponse que je lui servais depuis le début de la soirée. Mais cette fois ci je n’étais pas indifférente à ça. Etant donné que le frère m’avait montré une facette de lui que j’ignorais, je ne devrais pas trop fonder mon espoir sur le comportement de la sœur qui n’était même pas encore là. Sa sœur Diattou allait venir habiter avec nous à seulement un mois de mariage. Hier, j’avais riposté. Il s’était mis dans tous ses états et m’avait fait savoir que sa sœur était plus importante que moi sa femme et que s’il devait choisir entre nous deux, ce serait elle qu’il choisirait. Il a mis des contraceptifs dans ma boisson à mon insu et m’a violé sauvagement. A qui allais-je raconter tout ça ? Ma mère est partisane du « rester jusqu’à la mort ». Selon elle, il est inadmissible qu’une femme quitte son mariage ou aille se plaindre de son mari.

– Nancy, t’es calme aujourd’hui, qu’est-ce qu’il y a ?

– Rien

En plus il avait des trous de mémoire, oubliant les événements de la veille. Je n’avais jamais mangé autant. J’ai choisi des plats chers et riches en calories. Je lui en voulais à mort.

– Attention, tu vas grossir hein si tu manges autant…

Je mangeais de plus belle et ne l’écoutais pas. Il a remarqué mon indifférence et s’est tu.

Une fois dans la chambre ce qu’il dit me surprit :

– Nancy, je sais que tu m’en veux pour ce qui s’est passé hier, je ne voulais juste pas que tu sois influencée par ce que les autres te disent, mais je sais que ce n’était pas la bonne chose à faire

– Ok

– Depuis que je suis venu te prendre chez ta mère, tu ne réponds plus à ce que je te dis. Tu me dis juste « ok », « rien ». Pourquoi tu ne me cracherais simplement pas ce que t’as dans le cœur et qu’on en finisse !

– Comment tu veux que je prenne le fait que tu changes de visage du jour au lendemain et que tu mettes des contraceptifs dans ma boisson, après demain, ce sera quoi ?

– Je suis désolé mon amour, je ne sais pas ce qui m’a pris

– Je ne sais pas ce à quoi tu pensais quand tu le faisais mais je ne crois pas que je pourrais te pardonner le fait que tu veuilles m’empêcher d’enfanter, et puis, si tu ne veux pas que j’écoute les autres, à quoi sert la communication ? Pourquoi ne m’avoir tout simplement pas parlé ? et pourquoi tu déduis que j’ai parlé à quelqu’un alors que le matin, je te disais que j’avais juste réfléchi. N’ai-je pas le droit d’émettre mon opinion par rapport à ce que tu veux faire ? C’est vrai que c’est ta maison, c’est toi qui la paie mais et moi dans tout ça ? ne suis-je pas ta femme ? Tu me dis que ta sœur est plus importante que tout, mais moi aussi j’ai le droit de dire ce que je pense, après tout, c’est moi qui vais habiter avec elle…

– Je suis désolée, je n’aurais pas dû faire cela, pas ainsi

– Je ne suis pas sûre d’oublier tout ça de sitôt et j’aimerais désormais boire désormais de l’eau minérale que j’aurais moi-même acheté

– Tant que ça ?

– Je suis désolée mais cette situation me rend méfiante, normalement c’est un truc de femmes ça que de mettre des trucs dans la boisson des mecs pour les envoûter.

– Pardonne moi, pardonne moi, je ne sais pas ce qui m’arrive. Je vais me rattraper….

– Je ne sais pas quoi faire, je suis juste…

Avant que je ne termine ma phrase, il m’a embrassé, je n’ai pas répondu à son élan puis transporté par ces sensations, je lui ai rendu son baiser et l’ai serré. Il me souleva et me déposa sur le lit puis m’enlevait ma robe en m’embrassant. On se retrouvait au milieu du grand lit, s’offrant l’un à l’autre…plusieurs fois dans la nuit. J’ai passé des moments incroyables, j’étais heureuse. Il n’y a rien de plus délicieux que la réconciliation.

Le lendemain matin, je me réveillais, nue sous les couvertures. Je le vis déjà éveillé, m’observant dormir. Il me sourit et je lui rendis son sourire. C’était parfait. J’étais avec l’homme que j’aimais, j’avais passé une nuit excellente, je me réveillais à côté de lui dans un endroit magnifique où j’allais passer le weekend. Que demander de plus dans cette vie ?

Mesdames et messieurs voici le bonheur du mariage.

Et vous, auriez-vous pardonné aussi facilement à ma place ? Croirez-vous tout ce que Fall raconte?

***

Il faut savoir que je suis astucieuse. Les ficelles que j’avais données à Katia avaient de fortes chances de marcher. Pas tout de suite mais, apparemment, le message est passé. Les discussions qu’elle avait lu dans le portable de son mari ne présageait pas qu’il le trompait, à mon avis. Ça avait plutôt l’air d’un « brief » de rencontre entre amis. Ce qui était louche c’est que son mari rentre tard et lui cache que s’il est rentré tard, c’est parce qu’il a revu une amie. Je me demande même si c’est vraiment une amie ou une petite amie. Je tombe moi aussi dans la paranoïa et crois qu’il a une maitresse. Avouez que c’est louche d’ignorer sa femme du jour au lendemain. Il était 20h, Katia avait mis le « petit méchoui marmite » au four. C’était le plat préféré de Manel, il adorait ça. Il s’agissait d’un morceau de gigot de mouton qu’on fait cuire à la marmite pendant au moins 4 heures à feu doux. La viande devient tendre et moelleuse. Elle fond doucement dans la bouche. Katia alla prendre une douche. Ses muscles chauffaient un peu car elle venait de reprendre le sport. Le matin elle avait fait sa première séance à la salle de sport. Elle voulait se remettre en forme un peu car sentant qu’elle se laissait aller. L’eau tiède de la douche la détendait de plus en plus.
Elle alla porter une robe courte rouge et mis ses talons hauts. Le genre de chose que Manel a toujours aimé. C’est comme ça qu’elle l’a rencontré. Elle tamisa la lumière posa le grand plat chaud sur une table à manger. Elle prit son plat et se servit sur un petit plat. Mangea bien et but. Elle éteignit les bougies déposées sur la table. Puis elle alla laver le petit plat, laissant la table comme elle est avec les restes du grand plat, les bougies éteintes. Après tout ça, elle alla se coucher laissant les belles chaussures à talons haut par terre en vrac et toujours habillé avec la petite robe rouge, la tête bien coiffée et son maquillage encore sur son visage. A quoi penseriez-vous, en tant qu’homme, quand vous rentrez chez vous et trouvez que votre femme a préparé votre plat préféré et que quelqu’un a mangé la moitié du plat, vous voyez des bougies à moitié fondues et éteintes sur place. Vous allez dans votre chambre et la trouvez habillée comme vous avez toujours aimé la voir et bien pomponnée. Qu’est-ce que vous vous diriez ? Quelles sont les questions que vous vous poseriez ?
Manel est rentré vers 22h comme la veille. Katia l’a senti entrer dans la chambre. Il a tenté de la retourner comme pour vérifier quelque chose mais elle a continué à faire semblant de dormir. Elle le sentit se déplacer d’un geste lent vers les toilettes pour se laver. Dès qu’elle entendit l’eau couler, elle se précipita sur le téléphone de Manel. Assy envoyait encore un message court :
– Merci pour tout. Je suis vraiment très contente.
Cette Assy semblait inoffensive mais c’est comme ça que les choses s’aggravent souvent. On devient des amis proches puis on commence à trainer ensemble, à texter et on finit l’un dans les bras de l’autre. On regrette ou on continue de plus bel.
Katia a reposé le téléphone et s’est recouchée. Elle a fini par s’endormir sans s’en rendre compte.
Le lendemain à sa grande surprise, Manel n’est pas allé au travail à son heure habituel. Il est resté jusque vers midi. Katia s’est levé vers 10h et s’est lavé. Elle a porté sa tenue de sport, et s’est fait belle.
– T’es là chéri ? lui demanda Katia en se dirigeant vers la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Elle a posé la question sans réellement attendre de réponse.
Avant qu’il ne pipe un mot, elle était déjà dans la cuisine. Elle allait partir à la salle de sport confiant les jumelles à la nounou. Elle prit son téléphone et fit mine de composer un numéro avant d’entrer dans la chambre.
Manel était assis dans le salon en train de siroter un café, la regardant vaquer à ses occupations tranquillement. C’est la première fois depuis qu’ils se connaissent que Katia joue la carte de l’indifférence. Elle avait toujours été aux petits soins et cherchait toujours à le satisfaire. Elle lui demandait tout le temps ce qui n’allait pas et pourquoi il faisait une mine renfrognée ou pas. Elle ne dormait jamais avant qu’il ne rentre à la maison et se réveillait toujours avant lui. Mais le manque d’affection était en voie d’en faire une autre femme. Pas celle que Manel avait connue. Lui non plus n’était plus le même.
Katia avait décidé de retrouver sa ligne. Etant donné que son mari n’avait plus beaucoup de temps à passer avec elle, c’était l’occasion pour elle d’occuper son temps libre à autre chose, notamment à se reprendre en main. « Je veux retrouver mes formes de jeune fille » avait-elle dit au coach Salif quand elle est venue s’inscrire à la salle de gym « J’ai eu des jumelles il y a deux ans et j’aimerais avoir mon corps d’avant ». Ce n’est pas ce que je lui avais conseillé. Mais on dirait qu’elle s’est éveillée sur d’autres choses que je n’ai pas prises en compte. Le déclic.
Salif lui avait « prescrit » un programme spécial à suivre sur une durée de trois mois en lui présentant un régime particulier tiré de revues sportives. Cela faisait le compte, elle avait trois mois pour penser à autre chose qu’à son mari et à son indifférence envers elle.
Elle tripotait son téléphone, pensive, quand elle vit un message d’un numéro inconnu : « Madame si vous voulez avoir vos formes d’avant, il faut venir à l’heure ! Il y a des gens qui attendent sur la liste. Ne perdons pas de temps. Salif». Il est autoritaire et arrogant. A peine le second jour de coaching, il commençait à jouer au commandant. Un peu affolée, Katia rangea rapidement ses affaires et sortit de la chambre. Manel n’était plus dans le salon. Heureusement. Elle ne voulait pas qu’il sache ce qu’elle faisait au risque de lui dire de rester à la maison s’occuper des jumelles.
Katia, avec cette activité, démarrait l’opération « Sauver son mariage ». Elle voulait récupérer l’amour de Manel, si ce dernier avait encore une petite étincelle d’amour dans son cœur. Elle pense que le physique pouvait l’impressionner puisque la communication n’avait rien pu y faire.
Elle est allée à la salle de sport, timide, honteuse d’être arrivé en retard. Elle a posé son sac et est allé rejoindre les autres, se plaçant derrière. C’était la séance de groupe, des étirements et autres que l’on fait à la fin des activités sur machines. C’était une salle assez huppée, payée très chère.
La séance terminée, elle eut droit aux remontrances de Salif, encore une fois. Katia est vraiment une personne très orgueilleuse au fond. Elle n’a pas supporté que Salif lui parle ainsi et lui envoie un message comme ça sans vraiment la connaître. Mais elle n’est pas du genre à répondre par les mots mais plutôt par les actes. Elle a décidé de venir plus tôt le lendemain.

Salif est un coach comme dans les films. Un coach qui a des muscles saillants, un regard de feu et un caractère de dingue. Ses lèvres sont juste … viriles. Il a des traits fins et est étonnement beau. Pour celles qui sont fan de teint clair, je vais vous décevoir, il est tout noir mais d’un noir propre et lisse. C’est le genre de coach qui peut se taper toutes ses élèves mais il s’en fout même si elles le veulent presque toutes. Il est marié. Quelle chanceuse sa femme. Cette dernière était une de ses élèves. Elle a mis le grappin sur lui dès le début de ces cours et a tout fait pour l’avoir. Elle l’a dragué, l’a demandé en mariage, elle a fait tous les pas qu’il fallait faire. Salif n’a jamais eu le temps d’exprimer quoique ce soit, elle avait déjà tout prévu. Jusque dans le mariage, elle s’occupait de presque tout. Elle l’adorait à la folie et faisait tout pour le garder.

***

Ma mère m’avait dit que ce n’était pas évident d’allier études et mariage. Elle voulait que j’attende. Je n’ai pas voulu l’écouter par amour. Ce que je vivais était différent de ce que je m’étais imaginé. Je croyais que ce serait facile. Mais j’ai fendu mon cul en quatre pour réussir à terminer l’année scolaire. Fall est très exigeant en matière de nourriture. Il veut que je cuisine et lui serve ses repas. Alors même si j’étudie durant la journée, je descends à midi pour lui servir son plat. Je prépare les plats, la nuit à la descente et mets tout au frigo. Après, je fais chauffer et sers. Quand je suis en forme, je prépare tout durant le weekend. Cela me donne le temps de réviser avant que Fall ne rentre à la maison le soir. C’était vraiment très dur. Fall ne voulait pas faire de compromis là-dessus et moi de mon côté, je ne voulais pas de bonne de peur qu’elle me le prenne. Un boy, c’était impensable car cela coûtait plus cher que les bonnes. Donc je faisais tout moi-même et Fall n’aidait pas. Mais de toute façon, c’est ce qui se fait partout. Je me demande souvent pourquoi les activités ménagères sont réservées aux femmes et pourquoi les hommes ne font pas d’effort pour nous aider à abattre les tâches. Demandez à des hommes sénégalais de cuisiner ou faire le ménage, je vous avoue que 90 % du lot refuseront sans hésiter. Faire la vaisselle, n’en parlons pas. Contrairement à ce que tout le monde prédisait, je me suis tapé une bonne moyenne, j’ai fait ma soutenance et ai eu une bonne mention. J’ai toujours cru au fond de moi que je finirais toujours par avoir ce que je voulais. Mon diplôme en poche, je voulais me trouver un job. Le soir de la remise de diplôme, on avait décidé avec Fall de faire une petite fête avec quelques potes dans notre appartement. Il y avait ma copine Aminata, Chacha la cousine de Fall, Katia qui semblait très en forme plus que jamais. Elle était pimpante, radieuse. Je ne comprenais pas. Depuis que je lui avait conseillé, je n’avais plus de nouvelle de l’état de sa relation avec Manel. Mais comme je la voyais aussi heureuse, je ne pouvais que croire que tout était normal en fin de compte. La fête s’est très bien passée. J’ai préparé un cocktail avec des amuse-gueules, petits fours, mini pizza et mini-tourtes. J’ai acheté des caisses de cannettes et le tour était joué. Côté style, je me suis mis en robe longue et simple, blanche avec une ceinture dorée à la taille. Je me suis faite une coiffure courte, le genre qui me va le mieux. Et j’ai fait mon maquillage discret dont je suis la seule à avoir le secret. Tout était parfait et voir que tous les gens qu’on aime sont près de nous pendant les moments importants donne du baume au cœur. A la fin du dîner. Après le départ des invités, je débarrassais tout et m’asseyait tranquillement dans ma chambre, faisant Ouf, un ouf de soulagement. J’avais mon diplôme

– Pourquoi tu souffles autant ? t’étais si pressé d’en découdre avec les études ?

– Oui, j’avais vraiment hâte d’en finir

– C’est enfin arrivé, tout arrive à point à qui sait attendre

– Oui, et maintenant, je vais chercher un boulot et…

Il m’a coupé net. Il avait déjà fait des plans.

Voilà, fin du chapitre 2 !

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