Chapitre 1

Chapitre 1

2Chapitre 1

Coucou les carvi followers, comme promis, je lance « L’autre côté de l’amour » aujourd’hui. Voici le premier chapitre de l’oeuvre, j’en posterai un tous les jours jusqu’au Jeudi. A vous d’apprécier et partager au max!

L’amour est un sentiment qu’on ne peut ni définir, ni expliquer. Certains pensent que c’est une illusion mais quitte à vivre cette illusion, autant bien la vivre. La vie est pleine de rebondissements. Nous sommes des êtres humains. Nous agissons comme tel. Je crois que l’homme a le choix de suivre un chemin ou un autre. Il nous arrive dans notre vie d’être à des tournants où il faut prendre la décision d’aller à gauche ou à droite. Ce sont des phases charnières. Ça passe ou ça casse. C’est comme Pendant l’adolescence. On est fougueux, on prend des initiatives et laisse notre énergie nous guider. C’est peut-être la même énergie qui nous anime lorsqu’on naît pauvre et que, du jour au lendemain, on devient extrêmement riche. Quelquefois, ce n’est ni la fougue, ni l’énergie, ni l’influence qui nous pousse à faire certaines choses. C’est inexplicable. On ne peut simplement pas dire le pourquoi du comment.

Une force anormale nous entraîne dans un tourbillon de passion d’où l’agilité des pieds ne peut nous tirer.

J’ai entendu autour de moi Pendant des années que tous les hommes sont pareils et qu’il fallait s’attendre à souffrir dans son ménage. On m’a toujours dit que le bonheur c’est juste les trois premiers mois de mariage et qu’après c’est la merde. J’y ai cru et je m’y suis préparé. Lorsqu’une personne s’attend à vivre quelque chose, elle finit par la vivre, d’une manière ou d’une autre.

Je m’appelle Nancy Faye. J’ai 25 ans, je suis mariée à Mbaye Fall. Je suis de taille moyenne, teint ni trop foncé, ni claire non plus. Je suis passionnée de lecture et mode. J’ai eu mon Bac à l’âge de 18 ans et a suivi une formation en Management des affaires dans une école privée. Mon mari a aussi eu un cursus assez brillant et a su se faire une place dans le milieu professionnel. Il gagne bien sa vie tout comme je gagne très bien la mienne. Il a eu une vie amoureuse assez tumultueuse. Il a beaucoup souffert. Avant moi, il a connu une femme très méchante qui a beaucoup joué avec ses sentiments. C’est elle qu’il voulait épouser avant moi mais elle ne le prenait pas au sérieux. Depuis lors, il a perdu confiance en lui. Je l’ai connu très fragile, en manque d’affection et je la lui ai donné. Avant lui, je n’ai rien connu de sérieux. Je ne faisais qu’étudier et rentrer chez moi, repoussant toutes les avances autour de moi. J’étais super concentrée et voulait réussir et aider ma famille. Je suis fille unique. Quand je l’ai connu, ce fut le déclic. Il me fallait être avec lui. C’est devenu vitale.

Je pense que je peux tout obtenir ici et je sais que ce pays a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je n’ai jamais voulu aller étudier à l’étranger comme mes camarades après le bac. Je me demande si cette attitude est normale. Je me suis toujours dit que je pouvais réussir dans mon pays et n’ai pas besoin d’avoir des diplômes d’un autre pays pour servir le complexe de certaines entreprises du pays. Le Sénégal est beau. J’aime mon pays. Plus jeune, j’habitais avec mes parents à Fann, non loin de point E. Une vie modeste, compliquée mais quand même heureuse. Je me rappellerais toujours nos randonnées sur la corniche les dimanches après-midi, avec mon père. Nous marchions environ trente minute avant d’arriver à hauteur des vendeurs de poissons au bord de la mer. Il y avait également des fruits de mer. J’ai toujours aimé les crevettes. Ma mère en faisait des chaussons dont elle seule a le secret. L’odeur de l’eau de mer et des poissons tout mélangé me faisait du bien. Le bruit des vagues sur la rive était relaxant. Même sur mon lit, j’avais l’impression d’entendre encore ce son avant de dormir. C’est le plus beau souvenir que j’ai gardé de mon enfance. Je me rappelle aussi des Week-end passées en famille à Virage à côté de la plage des Almadies, dans un grand restaurant. C’était une rencontre bisannuel. Je l’attendais toujours avec impatience. On passait la journée sur la plage, mangeant des poissons et fruits de mer grillés et le soir, nous dinions au restaurant d’à côté tous ensemble. Nous étions nombreux. Il y avait moi et mes parents, leurs frères et sœurs, mes cousins, mes grands-parents. C’était agréable. Aujourd’hui, je nourris le rêve de fonder une grande famille comme celle-là. Les périodes de grands événements, j’allais au marché Sandaga avec ma mère. J’adore l’ambiance qui y règne, les magasins qui y sont et qui répondent à tous les besoins et toutes les bourses. J’en ressortais toujours avec une paire de chaussures, un tissu ou un ensemble. Tout était rose puis la vie a changé. Les cousins ont grandi, sont partis à l’étranger, mes parents sont devenus plus âgés. Plus de rencontres, plus de communication. Je me dis au fond de moi que ça fait partie des raisons pour lesquelles, je rejette tout ce qui est études à l’étranger. J’ai toujours pensé que je vais manquer à mes parents. Eux aussi me manqueraient. Jusqu’à présent je ne m’explique pas ce qui s’est passé. Le temps passe et les gens changent. Depuis lors, je ne fais qu’étudier et penser à mon avenir. Je suis restée tellement concentrée que ça se voyait dans ma démarche.

Je suis très forte d’habitude. Je ne flanche devant aucune difficulté. Une enfance compliquée m’a forgée. Mais le mariage m’a rendu faible. Tellement faible. J’étais là sur mon lit calme à me répéter : « je ne vais pas pleurer, ce n’est que le début, je ne peux me permettre de pleurer. Tout va s’arranger. » J’essayais de me convaincre que je ne ferais pas partie du lot de femmes qui souffrent en silence dans leur ménage. Je n’ai pas pu retenir les larmes plus longtemps que ça. Elles ont commencé à couler toutes seules.

Ça se corsait avant même un mois de mariage. Je me suis endormie sans m’en rendre compte. Le lendemain, je me réveillais et par réflexe, je regardais systématiquement mon téléphone et vit que j’avais deux messages de  Katia : « oh mon Dieu, j’ai découvert pourquoi mon mari ne m’adresse plus la parole », « Je me demande ce qui se passe dans ma vie ».

J’oubliais tous mes problèmes, prenait une douche rapidement, avalait mon petit déjeuner sans tarder et m’apprêtait à aller la voir. C’est là que je reçu un message de Fall : « J’aimerais qu’on se voit ce soir ». J’avais des frissons rien qu’en voyant ce message.

J’avais beaucoup hésité à divorcer. Oui, à un mois de mariage, j’y avais pensé. Soit j’y reste et c’est comme si j’avais signé un contrat pour continuer à vivre ce qui s’est passé la veille, soit, si je quittais, tout le monde dirait que j’ai fait un mariage flash et que je ne me suis mariée que parce que mes camarades l’ont fait ou parce que j’étais intéressée ou pour d’autres conneries de ce genre. En effet, après le mariage de  Katia, beaucoup d’autres amies ont passé le cap. C’était comme un rush. Comme par curiosité.

J’avais décidé de rester dans mon mariage, jouant à la carte du caractère. Il m’avait montré qu’il n’était pas faible. A mon tour de montrer mon vrai visage. Je n’aime pas échouer.

Alors pour commencer, j’ai répondu à son message par : « ok ». Un petit ok en minuscule sans aucune motivation. Un « ok » plein de caractère mais insignifiant. Il a dû comprendre que ce petit ok ne faisait que matérialiser ma déception de la veille.

J’allais chez  Katia pour savoir ce qu’il en était avec son mari.

  • Nancy !! Il me trompe !
  • Qu’est-ce que tu racontes ? D’où tu sors cela ?
  • Hier il est rentré très tard comme à son habitude mais j’étais décidée à connaitre la raison pour laquelle il ne me comptait plus, alors, j’ai fait semblant de dormir, il est tombé dans le piège, j’ai regardé son téléphone au moment où il prenait sa douche et j’ai eu la surprise de ma vie quand j’ai vu les messages qui y étaient…
  • Qu’est-ce qu’il y avait ?
  • Il y avait une fille qui lui envoyait un message : « tu m’avais trop manqué, j’ai adoré les moments passés avec toi, hâte qu’on se revoit »
  • Et lui qu’est-ce qu’il a dit ?

– Il disait genre : « on se reverra et ce sera mieux que la dernière fois »

Elle racontait tout ça avec un air dépité, découragé. J’avais envie de la serrer dans mes bras. Ma chère cousine Katia. Elle est plus jeune que moi mais elle a tellement fait de chemin. Je n’aurais jamais cru qu’elle en arriverait là un jour. Quand, on était plus jeune, elle avait tout pour elle. Tout lui tombait tout cuit dans la bouche. J’ai même été jalouse de sa chance. Parmi toutes les cousines, elle était la seule à pouvoir s’offrir le train de vie qu’elle avait. Téléphone dernier cri. Voiture de luxe pour aller à l’école. Je me suis même demandé si elle avait besoin d’étudier car pour dire vrai, nous étudions toutes pour avoir de l’argent plus tard et elle avait déjà cela. Ses parents avaient déjà fait le boulot pour elle contrairement aux nôtres. Cerise sur le gâteau, elle était excellente à l’école. Elle a eu le bac avec mention et a dit qu’elle voulait faire une formation en stylisme. Cela a frustré ses parents mais ils ont fini par céder. Avant même de terminer sa formation elle rencontra son mari, ultra riche et charmant. Quand je l’ai vu pour la première fois, je lui ai dit que je l’aimais, je suis tombé sous son charme. Elle ne m’en a même pas voulu. Il lui avait promis le mariage et a honoré sa promesse. Leurs noces furent extraordinaires. Ça a duré trois jours. Elle a porté neuf tenues Cousu par Sasha’s, la plus grande styliste du pays. C’était époustouflant. Les tissus étaient importés d’indes. Même les rajouts qu’elle avait mis étaient importés.  Le premier jour, c’était le mariage traditionnel et religieux. Des parents étaient venus du village. Et une cérémonie de Tam-Tam a été organisée le soir avec les batteurs les plus connus du pays. Le second jour, sa mère avait offert un grand déjeuner à la belle famille et cela avait fait l’objet d’une énorme cérémonie. Une camionnette remplie de somptueux mets, boisson, desserts avait été apprêté pour y aller suivi de trois 4×4. Enfin le troisième jour, ce fut un déjeuner le matin et une grande réception donnée au King Fahd Palace avec un orchestre. La décoration était magnifique. Une chorégraphie avait été faite par des danseurs professionnels.  Une fois la fête terminée, ils avaient pris l’avion pour la lune de miel. A las Vegas. Même mon imagination n’aurait pas frôlé un tel mariage. Katia est tombée enceinte aussitôt. Et son cauchemar a commencé. Une grossesse et un accouchement très difficile. C’était la galère. Elle s’est retrouvée avec deux jumelles dans les bras et un mari qui n’en a plus rien à faire.

 

  • Je n’aurais jamais pensé qu’il me tromperait, depuis tout ce temps, j’endure tout depuis lors croyant qu’il n’allait juste pas bien et là je découvre qu’il me trompe depuis un certain temps
  • Ecoute, je te demanderais d’être calme et d’essayer de trouver une solution qui va le faire changer sans pour autant le presser. Tout mariage a ses hauts et ses bas…
  • Tu m’en diras tant toi qui vient juste de te marier

Cela m’a fait rire. Elle ignore ce que je vis.

  • ok, je vais te donner une idée, rappelles-moi comment s’appelle la meuf en question ?
  • Elle s’appelle Assy
  • D’accord, il faut s’amuser un peu avec le cours des événements. Je vais te donner une idée qui va te sortir de là
  • Ok, je t’écoute.

Je lui ai donné des conseils, me faisant moi-même experte d’une situation que je ne peux comparer à la mienne bien que je ne puisse dire laquelle des deux est la pire.

Le soir, je m’habillais plus sexy que d’habitude et attendait que Fall viennent me chercher chez ma mère. J’ai mis mes cheveux en queue de cheval et ai mis un maquillage discret, le genre de maquillage naturel et sexy. J’ai porté une robe longue moulante avec une chaine dorée autour de la taille, ce qui met ma forme en valeur. Ma mère me voyant ainsi devina que c’est lui que j’attendais. A son arrivée, elle fit des prières pour nous, demandant à Dieu de nous donner de beaux enfants, beaucoup de richesses ici-bas et dans l’au-delà, de nous élever à des niveaux supérieurs etc.

Des enfants, mon œil, elle ignorait que son gendre me faisait boire des contraceptifs à mon insu.

J’ai juste souri, fait l’hypocrite comme on fait dans les mariages que je connais. On sourit pendant qu’on a le cœur en lambeau. Je l’ai suivi calmement, suis entrée dans la voiture sans attendre qu’il m’ouvre la porte. Nous sommes allés à un autre restaurant mais toujours dans un hôtel de la place. Toujours aussi chic. J’avoue qu’il a du goût. Je me suis surprise moi-même, je me suis adaptée à son nouveau visage le temps d’une nuit. J’étais en réalité indifférente à tout ce qu’il pouvait dire où faire. Je lui en voulais pour ce qui s’était passé la veille.

Bizarrement il s’était adouci et semblait vouloir m’amadouer mais j’ai fait celle qui n’en avait rien à foutre même si au fond, il y avait une part de moi qui avait mal.

Voilà, fin du chapitre 1,

Vous pouvez obtenir l’oeuvre intégrale en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://paydunya.com/click2pays/collection/p/DV89WZm5

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