Chapitre 21

Chapitre 21

  • Qu’est-ce que tu fais avec lui ?
  • Qu’est-ce que…quoi ? Bredouilla-t-elle, confuse
  • Tu as entendu ce que j’ai dit ! qu’est-ce qu’il vient faire ici ?
  • Rien, il est venu tout seul, je ne l’ai pas invité moi
  • Ce n’est pas ce que j’ai l’air de voir
  • Non arrête de mal interpréter les choses
  • Mais il n’y a rien à interpréter, tout est clair là, je l’ai vu t’embrasser tout à l’heure
  • Ecoutes Jean arrête de me fatiguer, je n’ai plus la tête à ces genres de choses, ok ?
  • Ah bon ? Donc c’est pour cela que tu voulais arrêter avec moi
  • Est-ce que je t’ai dit que je voulais arrêter ?
  • Tu ne réponds plus à mes appels, comment tu veux que j’interprète ça ?
  • Mon téléphone est gâté
  • Oh…ok
  • Je ne sais pourquoi mais je ne peux être en colère contre toi, quoique tu fasses
  • Pfff…ne compliques pas les choses, ma mère va bientôt sortir et elle va créer encore des histoires, arrêtes Jean !
  • Aicha, tu ne m’échapperas pas, je t’épouserais !
  • Pfff, je vais rentrer, dit-elle en s’empressant d’entrer chez elle le laissant à la porte

Le lendemain,  à peine  posa-t-elle les pieds à l’université que Sally courut vers elle :

  • Snif, Aicha, il s’est marié
  • Hein ? qui s’est marié ?
  • Momo…snif
  • Quoi ?? avec qui ?
  • Avec sa cousine
  • Ohhh…je suis désolée ma chérie…je…je ne comprends pas, qu’est ce qui s’est passé ?
  • Ils paraissaient heureux sur les photos, donc depuis lors tout se passait sous mes yeux
  • Désolée Saly, essaie de relativiser…
  • Relativiser ? relativiser quoi ? Cette fois c’est fini, il est parti !
  • Mais tu peux être sa deuxième femme, sa cousine est le choix de sa famille mais toi tu es son choix à lui
  • Noooon…snif…je ne veux pas la deuxième place
  • Ecoutes, essaies de l’oublier dans ce cas, trouves toi des activités qui te donnent la joie de vivre, ne te laisses pas aller
  • Après ça, j’en ai fini avec les hommes !!! C’est fini !

 

En rentrant à la maison, sa mère lui dit qu’elle avait reçu une boite d’un livreur. « Et ça recommence ! » se dit – elle avant de demander à sa mère qui l’avait envoyé. Elle répondit que c’était un anonyme qui lui avait envoyé ça. Elle n’eut d’autres choix que d’ouvrir la petite boîte. La surprise ! Il y avait un smartphone dedans. Elle souffla, couvrit son visage de ses petites mains. « Alors, qui l’a envoyé ? » lui demanda sa mère. Aicha savait bien qui c’était mais elle ne pouvait lui dire. Elle se contenta de lui dire qu’elle ne savait pas et qu’il n’y avait aucune indication dans la boîte. Sa mère douta un peu mais ne dit rien. Elle croyait que c’était Khalil mais que sa fille ne voulait pas le lui avouer.  Aicha savait que c’était Jean. C’est le seul qui savait que son téléphone était gâté.

Les vacances sont vite arrivées. Aicha plongea dans une sorte de déprime sans même savoir pourquoi. Elle se demanda même si ce n’était pas parce que Jean lui manquait un peu. Puis elle se dit que peut être elle devait se trouver quelque chose à faire. Sa mère avait un peu lâché du lest à propos des sorties étant donné qu’elle ne voyait plus Jean roder autour de sa fille. Elle ne voyait que Khalil et ce dernier lui plaisait bien. Elle le voudrait sûrement comme gendre. Elle ignorait que Jean était encore présent dans la vie de sa fille et… dans son cœur. En fait après lui avoir remis le téléphone avec une puce dedans, Il appelait souvent. Il n’insistait pas trop sur ses histoires de cœur mais marquait bien son territoire. Il appelait matin, midi, soir et envoyait des messages aux intervalles de temps. Aicha décrochait car elle était un peu reconnaissante et elle avait besoin de ce téléphone ne serait-ce que pour communiquer avec ses amis. Elle s’habitua tellement à ses appels que chaque matin au réveil, elle s’attendait à recevoir un signe de sa part et tous les jours Jean était au rendez-vous.  Sa présence était devenue indispensable. De temps en temps, il envoyait du crédit téléphonique ou de la connexion. Il envoyait aussi des cadeaux par livraison et la mère d’Aicha pensait toujours que c’était de Khalil. Cela la rassurait car elle appréciait vraiment ce jeune homme.

Aicha se dit qu’elle devrait peut être trouver une activité, histoire de faire passer son ennui. Elle en parla à sa mère et celle-ci trouva que c’était une très bonne idée. Alors Aicha se dit qu’elle devrait commencer à déposer son Cv dans quelques boîtes pour avoir un poste de stagiaire juste pour deux mois le temps que les vacances passent.

Un soir, alors que Khalil décida de passer chez elle à l’improviste comme à son habitude, la mère d’Aicha lui demanda s’il n’avait pas de place dans son entreprise pour sa fille afin qu’elle travaille pendant les vacances. Il ne se fit pas prier et sauta sur l’occasion, disant qu’il y avait une place disponible et qu’elle pourrait commencer dès le début de la semaine suivante. Il était déjà Jeudi, il ne restait plus que trois jours pour démarrer.

Aicha n’apprécia pas cela du tout. Elle préférait se débrouiller toute seule. Dès que Khalil tourna le dos, elle s’en plaint.

  • Maman, il est hors de question que j’aille travailler avec Khalil
  • Aicha !!? N’est-ce pas toi qui voulais bosser pendant tes vacances
  • Oui mais pas avec Khalil !
  • Arrêtes tes caprices et profite de l’occasion, ça te fera de l’expérience !
  • De l’expérience !! pfff

Elle alla s’enfermer dans sa chambre. Elle reçut presque au même moment un message de Khalil : « Tu verras ce sera intéressant, tu vas t’y plaire en plus c’est bien payé »

Elle ne sut si elle devait rire ou pleurer. Rire parce qu’on lui parlait d’une bonne rémunération qui lui permettrait d’être un peu plus indépendante de sa famille. Pleurer car elle avait l’impression que Khalil, par amour, voulait lui donner quelque chose qu’elle ne pensait pas réellement mériter. Elle se sentait un peu sale pour ça. Comme si elle vendait son corps pour avoir une promotion. Peut-être qu’elle exagérait aussi.

Elle répondit au message :

  • Combien ?
  • 300 milles par mois, répliqua-t-il aussitôt, comme s’il n’attendait que ça

Elle faillit s’étrangler en voyant la somme et se mit à penser à ce qu’elle pourrait se payer avec ça. En deux mois, ça ferait 600 milles. Assez pour qu’elle n’ait pas à attendre la bourse l’année suivante. Elle se mit à y réfléchir franchement. Pour une étudiante comme elle, c’était quelque chose d’important. Elle envoya un message pour se donner le temps de bien cogiter :

  • Je vais y réfléchir
  • Pas trop, il y a 100 personnes sur la liste d’attente et qui sont en train de passer les entretiens pour

100 Personnes ?! Waaaw ! Elle allait sûrement accepter d’ici peu. Il n’y avait pas à hésiter. C’était du tout cuit.

Que dirait-elle à Jean. Ben elle se dit qu’elle n’aurait pas à lui dire qu’elle travaillait avec Khalil. Et d’ailleurs, pourquoi lui rendre des comptes ? Ils n’étaient pas ensemble, qu’elle sache. Bref, elle allait se faire de l’argent le temps d’un mois et après ça allait passer, ni vu ni connu.

« Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? » se demandait-elle

Elle reçut à cet instant un message de Sally : « Salut, Je vais au Maroc !»

Vous voulez connaître la suite, restez connectés !!

Restez à l’écoute pour le tome 2 de « l’autre côté de l’amour » dont la date de sortie vous sera très bientôt communiqué. Très bonne lecture !!!

 

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#Incomprise

 

 

 

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