Chapitre 18

Chapitre 18

  • Oh mon Dieu Aicha, cette fois ci, c’est vraiment fini
  • Calmes toi un peu Sally, qu’est ce qui s’est passé
  • Snif…C’est foutu cette fois – ci je crois que c’est fini…
  • Attends tu pleures là ? Attends-moi, j’arrive tout de suite, clic

Sally avait le don de se plonger dans  ce genre de situation.   Pourtant tout allait très bien avec Momo mais elle finissait toujours par faire des siennes et c’était soit Jean ou Aïcha qui arrangeaient tout. Aïcha se demandait même pourquoi elle s’investissait autant dans cette relation comme pour tenir toujours la chandelle entre ces deux-là. Elle commençait à en avoir marre. Elle allait sortir de chez elle vers dix-huit heures pour aller réconforter Sally alors qu’elle se disait au fond d’elle que sa copine n’en valait même pas la peine. N’était-ce pas elle qui collectionnait les mecs ? Mais bon, Aïcha était comme entrainée par une force interne qui la poussait à aller voir son amie. Elle ne pouvait la laisser triste comme cela. Il fallait qu’elle agisse.

Elle se lava le visage rapidement et y alla.

Sally était inconsolable. Elle était redevenue agitée comme avant mais dans un état plutôt négatif. Elle s’était encore fourrée dans le pétrin avec Momo.

  • Arrête de pleurer maintenant et dis-moi ce qui s’est passé et peut être on pourra trouver une solution

A peine qu’elle a entendu le mot solution qu’elle s’est calmée de suite, a arrêté de pleurer et a commencé à raconter ce qui s’était passé.

  • Tu sais, hier soir, je suis allée au restaurant avec Momo…Snif…tout se passait très bien et à un moment donné, Fallou est arrivé et…
  • Fallou ??? ton ex millionnaire là ??
  • Oui c’est lui-même !! et il s’avère qu’il connait aussi Momo
  • Oh mon Dieu…je crains de ne pouvoir t’aider
  • Toi aussi tu vas m’abandonner ? hein ?
  • Il ne s’agit pas de t’abandonner mais Sally, il faut que tu te rendes compte un peu, t’as eu trop de mec et en plus tu les as tous quitté en de mauvais termes
  • Mais combien de fois vais-je te dire que je ne les aimais pas, c’est Momo que j’aime
  • Qu’est ce qui s’est réellement passé hier ?

***

Fallou est venu les saluer à leur table. Il faisait beaucoup de bruit, riant, tout content de retrouver son ami après si longtemps. Puis il se retourna pour saluer la femme qui était venu avec Momo et qui le regardait toute interloquée. A cet instant elle se serait enfoncée dans le sol si elle avait pu le faire. Lui aussi s’est figé.

  • Sally ?? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? dit-il sous le choc

Il se retourna pour regarder son ami Momo qui était tout aussi étonné que lui. Puis il se tourna à nouveau vers Sally. Son regard se promenait de l’un à l’autre.

  • Sally, ne me dis pas que c’est pour lui que tu m’as quitté ?

Sally sentit les larmes lui monter aux yeux, elle savait qu’elle n’allait pas s’en sortir cette fois-ci. Elle tenta de l’arrêter avec le maximum de dignité possible :

  • Ecoutes, Fallou, toi et moi c’est bel et bien fini alors laisses nous…
  • Attendez, attendez un peu ! les interrompit Momo, Quand vous êtes-vous séparés ??
  • En Octobre !!! Elle m’a largué en Octobre !! cria Fallou

Momo serra les poings et fixa Sally sévèrement.

  • Combien de mecs as-tu largué en Octobre ?
  • Ecoutes bébé, je vais t’expliquer ?
  • COMBIEN DE MEC AS-TU LARGUE EN OCTOBRE !!! Cria-t-il alertant tout le monde dans le restaurant
  • Mais parles moins fort bébé

Et l’autre con Fallou riait avec arrogance : « Je crois que je ne suis pas le seul à avoir été largué on dirait, ah sacré Sally, Dakar est petit tu sais ! »

Momo lui sortait frénétiquement son porte-monnaie. Il en sortit trente mille francs qu’il déposa sur la table. Il rangea alors la pochette et se mit à enfiler sa veste, sur les nerfs. Tout le monde les regardait, la honte ! Il prit son téléphone et partit sans rien dire. Sally prit son sac courut aussitôt le rattraper. Elle en profitait pour fuir en même temps tous ces regards posés sur elle. Il se retourna, le fixa durement et elle s’arrêta net apeurée. Il lui dit : « Prend les trente mille que j’ai déposé sur la table, règle l’addition et trouve moi dehors ». Elle s’exécuta sous le poids des regards.

Elle sortit enfin de la salle, ignorant royalement Fallou qui ne cessait de la fixer d’une manière tellement méprisante.  Une fois dehors elle vit Momo dans la voiture entrain de l’attendre. Elle entra et voulut s’expliquer :

  • S’il te plait Momo écoutes moi…
  • Où est la monnaie ?
  • Quelle monnaie ?
  • T’as payé l’addition ?
  • Oui, elle est là…la monnaie
  • Prends-la et va prendre un taxi
  • Momo…
  • Sally, ne me fais pas perdre patience…

Elle dut se résoudre à sortir de la voiture, les larmes aux yeux. Elle resta immobile sur le trottoir le regardant partir à vive allure. Elle resta comme cela encore 5 minutes sous le choc, pleurant jusqu’à ce qu’un passant lui demande si tout allait bien.

  • Mademoiselle, tout va bien ??
  • Oui, oui, j’y vais, finit elle par dire avant de prendre un taxi rapidement et rentrer chez elle

***

Aicha voulut lui empêcher de pleurer mais elle n’y put rien. Sally continuait de s’attrister.

  • Moi c’est lui que j’aime, je ne peux pas vivre sans lui
  • Oui mais il faut que tu le lui prouves maintenant, qu’il sache qu’il peut te faire confiance…
  • Je l’ai déjà fait ça…je n’ai plus de clé
  • Comment ça ?
  • Je lui ai offert ce que j’avais de plus cher, n’est-ce pas suffisant même si j’ai fait des erreurs dans le passé

Aïcha dut cogiter deux minutes avant de comprendre ce que son amie venait de lui dire ;

  • Quoi ??? Mais tu es folle ou quoi ? qu’est ce qui t’as pris de faire ça ??
  • Mais je l’aime…dit-elle à voix basse, honteuse
  • Sally, ce n’est pas une raison pour faire ce genre de chose, on n’a qu’une seule virginité et tu l’as gaspillée comme ça
  • Ne me juges pas, tu ne sais pas comment tu vas finir
  • Moi je ne ferais jamais cela, jamais, ooooh, c’est incroyable !
  • Tu me juges pour une erreur que j’ai faites par amour, regardes bien comment tu vas finir
  • Mais je te dis que je ne le ferais pas, pour ça ne t’inquiètes surtout pas !! Quand l’as-tu fait ?
  • Semaine passée
  • Oooooh Sally, tu sais ce qu’il te reste à faire ?…récupères Momo, il n y a pas d’autre solution, poses toi avec lui et dis-lui tout, du début à la fin sans rien omettre, donnes lui les noms de tous tes ex pour voir s’il ne les connait pas déjà, en tout cas mets tout à plat et règle cela une bonne fois pour toute mais s’il y a un conseil que je vais te donner c’est de ne plus lui donner ton corps, conserves toi sinon il ne voudra plus de toi
  • Arrêtes de me jugeeeer, s’il te plait !
  • D’accord je ne vais plus te juger…il se fait déjà tard, je dois partir, tiens regardes ma mère est en train de m’appeler…Allo Maman…Oui mais, je suis chez Sally…mais attends je t’explique…

Avant qu’elle n’explique, la maman avait déjà raccroché. Elle se trouvait dans l’obligation de rentrer.

Sally ne répondait pas et était encore au bord des larmes. Aïcha la prit dans ses bras quand même avant de partir, non sans la réconforter.

  • Ecoutes Sally, ce qui est fait est déjà fait, tu sais ce qu’il te reste à faire, arrête de pleurer et soit plus forte que ça, il est vraiment tant que tu arrêtes de pleurer pour tout et n’importe quoi, ressaisis toi, tu n’es pas la première, ni la dernière à qui tout ça arrive et les gens s’en sortent malgré tout, il suffit juste de mettre un peu d’ordre dans ta vie

Elle hocha la tête et essuya ses larmes.

Encore sous le choc, Aicha se disait en cours de route que ses problèmes à elle était peut être assez léger : « Moi qui croyait que tout est dur pour moi en ce moment, y a pire hein ! ». Elle reçut un appel de Khalil. Cela l’étonna un peu, elle ne voulut pas décrocher au début mais elle se dit, après qu’il ait insisté, que c’était peut-être important.

  • Allo Khalil
  • Allo, ma chérie, comment tu vas ?
  • Euh…je vais bien et toi ?
  • Très bien Alhamdoulillah
  • Super alors !
  • Et tes cours ?
  • Ben ça va, je m’accroche
  • En fait Aïcha, je t’appelais juste pour savoir si je pouvais venir te voir ?
  • Me voir moi ? mais pourquoi ?
  • Euh juste visite de courtoisie, rien de plus !

Elle ne comprit pas trop pourquoi il voulait le voir tout d’un coup. Et de surcroit chez elle. En plus elle se mit à penser à ce que sa mère lui avait dit : « parmi tous les prétendants qui te suivent, choisis un seul et présentes le nous et il sera le seul à fréquenter cette maison car il est inimaginable qu’ils aillent et viennent ici comme au marché ».

  • Ecoutes Khalil, je crois que mon mec n’apprécierait pas que je te laisse venir à la maison alors je crois que je vais décliner
  • Oh…Mais Aïcha, c’est sans intention cachée tu sais, on peut juste être des amis, je n’interférerais jamais dans ta relation avec l’autre
  • Khalil !!! S’il te plait ne compliques pas les choses toi aussi ! à quoi ça te sert tout ce que tu fais là ? hein ?
  • Mais je te dis que je ne cherche rien d’autres que ton amitié ! qu’est-ce que cela te coute ?
  • Ecoutes Khalil est ce que tu peux me rappeler demain ?
  • …D’accord, comme tu veux alors…à demain
  • A demain

A peine elle raccrocha avec l’un que l’autre, Jean appela à son tour.

  • J’ai essayé de te joindre mais t’étais en communication
  • Ah oui ! c’est juste…juste un ami
  • Un ami ?? c’est qui
  • C’est Khalil ! vous vous êtes déjà rencontré
  • Ah oui ? je ne me rappelle pas

Elle esquiva en lui disant juste qu’elle le lui présenterait un autre jour. Il ne voulut pas lâcher le morceau : « Aïcha, qu’est-ce que tu me caches ? », insista-t-il.

 

Vous voulez connaître la suite, restez connectés !!

Allez voir les nouveaux auteurs de Carvi Writer sur le site www.carviwrite.com et restez à l’écoute pour le tome 2 de « l’autre côté de l’amour » dont la date de sortie vous sera très bientôt communiqué. Très bonne lecture !!!

 

#CarviWriter

#NouveauxAuteurs

#Incomprise

 

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You may use these HTML tags and attributes:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>